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D-AIM est un éditeur de logiciels leader du marketing relationnel utilisant les technologies les plus avancées de l’intelligence artificielle. Ainsi, chez D-AIM, les algos sont au cœur de l’activité.

 

Dans cet épisode, Fabrice nous parle d’individuation marketing et de sa vision équilibrée d’un marketing basé sur l’intelligence artificielle et sur l’intelligence humaine.

 

Bonne écoute !

 

Podcast #01 avec Fabrice Guérin dédié au marketing relationnel et à l’intelligence artificielle

 

Retranscription de l’interview

 

Aujourd’hui je reçois Fabrice Guérin, directeur marketing chez D-AIM, comment va ton algo ?

 

Mon algo va très bien, je l’ai sorti ce matin, il était en grande forme donc tout va bien !

 

Peux-tu te présenter, nous présenter D-AIM et ton activité ?

 

Je suis le directeur marketing de D-AIM, j’ai une vingtaine d’années d’expérience en marketing. J’ai commencé par la grande consommation pour ensuite me tourner vers le conseil et plus récemment travailler dans des société tech.

D-AIM est un éditeur de logiciel en mode SaaS, spécialisé dans le marketing relationnel, on est pionnier dans l’individuation marketing. L’individuation marketing c’est la combinaison de l’intelligence artificielle et de l’intelligence humaine au service du marketing relationnel, notre objectif c’est de démultiplier les relations entre les marques et les consommateurs pour favoriser l’engagement. 

 

Est-ce que tu te souviens de ta première rencontre avec un algorithme ?

 

Oui, ça date maintenant, car c’était il y a 10 ou 12 ans lorsque je travaillais chez Orangina Schweppes. On utilisait des algorithmes pour modéliser les prévisions de ventes, et donc prévoir la production de soft drinks. Par exemple on avait une explosion des ventes l’été car c’est un business très saisonnier. Il fallait donc pouvoir anticiper ces prévisions de commandes, et on utilisait des algos pour cela. 

 

Et aujourd’hui chez D-AIM, qu’est-ce que vous faites des algos ?

 

Chez D-AIM, les algos sont notre matière première. Nos data scientist travaillent dessus tous les jours pour pouvoir les mettre à disposition de nos clients. On a des clients dans 4 domaines d’activité principaux, les télécoms, le retail, la banque et assurance et les media. Dans ces secteurs d’activité, nos clients ont des millions de consommateurs finaux. Ainsi, nous développons des algos au quotidien pour ces clients. 

 

En quoi ces algorithmes vont changer le quotidien des équipes marketing ? 

 

Ces algorithmes vont changer le quotidien des marketeurs qui travaillent sur les programmes de marketing relationnel. Grâce à D-AIM, on va les décharger de toutes les taches fastidieuses et routinières sur lesquelles ils travaillent toutes les semaines comme le ciblage, la création d’opportunités ou la création de campagnes. Ainsi, ils vont pouvoir se concentrer sur des tâches plus créatives. Cela va permettre de multiplier les opportunités de communication et les messages commerciaux, opérationnels ou informatifs. Pour résumer, les équipes marketing pourront faire de la stratégie plutôt que des taches moins intéressantes. 

 

Et pour les clients et les consommateurs, qu’est-ce que cela va changer ?

 

Pour les clients finaux, ils n’auront plus de grandes campagnes de communication qui s’adressent à tout le monde, et à la fois à personne. Dorénavant, ils seront approchés de façon individuelle, plus pertinente avec des communications qui ont du sens par rapport à leurs centres d’intérêt et à leur quotidien. Par exemple, certains jours on pourra leur envoyer une information sur un programme de fidélité ou sur une promotion. Cependant si communiquer ce jour-là n’a pas de sens pour le consommateur, on ne communiquera pas. La relation one to one sera donc beaucoup plus pertinente.

 

Tout cela répond à une problématique d’engager les clients, qui est une problématique de plus en plus importante dans le marketing et le business en général…

 

Effectivement, c’est important de travailler sur l’engagement client, parce que cela permet de concilier à la fois un bénéfice économique pour l’entreprise, tout en travaillant dans le respect du consommateur. C’est à dire qu’on va se détacher petit à petit d’une approche un peu trop tournée vers la promotion pour vraiment développer un discours qui va intéresser notre consommateur, qui va permettre de créer des relations plus fortes plus pertinentes et plus personnelles avec cet individu. Ensuite, sur le long terme, on va créer de la fidélité car notre communication sera plus respectueuse et empathique. L’intérêt sera décuplé pour le consommateur, et il aura envie d’écouter les messages de la marque.

 

Est-ce que vous avez en tête une success story d’un algorithme qui a révolutionné un service ou une expérience client ?

 

Oui, un très bon exemple est Uber. Le service de chauffeurs privés ; ils ont réussi à développer un niveau de service exceptionnel pour leur client grâce à des algos qui permettent d’identifier les chauffeurs, savoir où ils sont, et permettre d’associer très rapidement le chauffeur le plus proche avec le client qui demande le service. Ils ont réussi à exploiter les informations pour à la fois être efficace dans le taux d’occupation des chauffeurs, et en plus avoir un niveau de service exceptionnel pour les clients.

 

Est-ce qu’il y a des limites à cette utilisation de l’intelligence artificielle et des algos ?

 

Je pense qu’il faut être vigilant sur la collecte de la data. Pour pouvoir développer des algos et les rendre efficace, il faut de la data et c’est essentiel d’être transparent vis à vis du consommateur sur cet usage. Il faut qu’il soit au courant et qu’il soit d’accord avec cela. Ainsi, on respecte le consommateur dans l’exploitation de ses données et la mise en place d’algorithmes de recommandation, c’est là qu’il faut être le plus vigilant. 

 

Est-ce que les machines et les hommes sont fait pour s’entendre ou se faire la guerre ? 

 

Je pense que les deux vont se compléter. Comme je le disais, pour les services marketing, les algorithmes et l’intelligence artificielle vont permettre de prendre en charge un certain nombre de taches à faible valeur ajoutée, où il y a peu d’épanouissement pour le marketeur. Il faut réussir à mettre en place cette complémentarité. Les algorithmes font le travail routinier qui prend beaucoup de temps, et l’homme retourne là où il est le plus efficace : la réflexion et la créativité. Évidemment il faut une conduite du changement, car cela ne va pas se faire du jour au lendemain, mais le sens de l’histoire va dans cette direction. 

 

Merci beaucoup Fabrice, est-ce que tu aurais une petite citation pour finir ?

 

Je vais prendre une citation de Pierre Desproges qui dit : « il vaut mieux se taire et passer pour un con, plutôt que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet » C’est pour rebondir sur ce que je disais tout à l’heure, quand on n’a rien à dire, il vaut mieux ne rien dire, et c’est vrai aussi pour les consommateurs. Ne pas parler et ne pas communiquer avec lui lorsqu’on n’a rien d’intéressant à lui dire, c’est le respecter.

 

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